24 mars 2007
Christophe Cailton
A 10 ans, il découvre le plaisir de la scène, en faisant rire ses copains dans des sketchs de colonie de vacances.
En classe de 4ème, son professeur de Lettres de l’époque leur fait travailler L’Avare. Il a la révélation dans la scène 7 de l'acte IV, en interprétant le monologue d’Harpagon.
Peinant à devenir adulte, il continue sa "carrière" en faisant des imitations. "Pépito" de Bourvil, dans les VVF l’hiver et "Ce mec est too much", parodie des Coco-Girls l’été, scellent définitivement son lien avec les planches.
Enfin étudiant, il entre par la porte de devant à la S.M.M.S. (la prestigieuse Shakespeare Michel de Montaigne Society). Avec le rôle de Ferdinand dans La Tempête, il fait la tournée des châteaux.
Tout devient plus sérieux, dès lors qu’il a un vrai métier. Il fait désormais partie d’une troupe Pas bête la Mouche et prend des cours de rattrapage au Conservatoire Municipal de Mérignac où il croise le célèbre Patrick VOLTO.
Les rôles s’enchaînent. Celui d’un curé dans Le corbeau et la grue, du berger qui prend la femme du boulanger dans La femme du boulanger ou de Vieri dans une pièce de Pirandello.
Il n’en faut pas plus. Il monte à Paris, déterminé à devenir acteur célèbre.
Mais là, il fait enfin face à la réalité. Intermittent, c’est dur.
Il continue d’apprendre, à travers des courts métrages et des rôles mythiques dans des productions indépendantes Looking for the cat, Crystal le Messie du IIIème millénaire ou encore J’suis pas homo, j'suis hétéro.
En 2001, il décide finalement de reprendre le rôle de ses débuts, celui d'enseignant dans l’Education Nationale : le théâtre restera une passion et non une raison (de vivre).
Acteur de l’intérieur, il se retrouve par hasard aux commandes pour une 1ère mise en scène Les cendres et les lampions de Noëlle RENAUDE, puis une seconde Le Visiteur d’Eric-Emmanuel SCHMITT.
Un ouvrage de dames est sa troisième pièce en tant que metteur en scène.


